Syndrome de fatigue chronique

Le syndrome de fatigue chronique (Chronic Fatigue Syndrome, CFS), la fibromyalgie et la sensibilité multiple aux agents chimiques (Multiple Chemical Sensitivities, MCS) constituent trois entités cliniques différentes pouvant être cependant associés et qui dans le passé ont été regroupées sous le terme de neurasthénie.

Ce n’est que depuis le milieu des années 1980 que le CFS a été reconnu comme une maladie à part entière. A l’époque et ce au détriment des patients, le CFS était considéré comme étant une pathologie relativement rare avec un désordre psychique sous-jacent, d’autant plus que le CFS et la dépression présentent des symptômes communs.

Plus de 80 % des cas de CFS sont de sexe féminin, la moyenne d’âge d’apparition de la maladie est de 30 ans. L’incidence de la maladie serait la plus élevée pendant la période d’hiver et au printemps.

Un test de laboratoire fiable pour le diagnostic du CFS n’est actuellement pas disponible. Les analyses de biologie clinique montrent une activation du système immunitaire et des troubles neuroendocriniens.
Le diagnostic est exclusivement anamnestique et clinique, caractérisé par:

  • Fatigue prolongée disproportionnée par rapport à l’intensité de l’effort soutenu, présente pendant au moins six mois et se manifestant au moins pendant 50 % du temps, généralement précédée d’une infection, d’un traumatisme ou d’un stress psychologique important et soutenu.

Cette fatigue chronique doit être accompagnée d’au moins quatre des huit symptômes suivants :

  • Atteinte des fonctions neurocognitives (troubles de la mémoire et de la concentration),
  • Troubles du sommeil,
  • Manifestations somatiques telles que température subfébrile ou fièvre intermittente,
  • adénopathies ganglionnaires cervicales ou axillaires,
  • sensation de gorge sèche récurrente,
  • myalgies et arthralgies multiples,
  • malaise postural et
  • céphalées (qui n’étaient pas présentes avant la déclaration de la maladie).

Le pronostic de la maladie est relativement défavorable avec une morbidité prolongée pouvant s’aggraver au cours du temps et un taux de guérison spontané relativement faible.

L’étiologie du CFS est probablement multifactorielle, les causes exactes demeurent cependant inconnues. Des troubles de la personnalité, un dysfonctionnement de l’axe hypothalamo-pituitaire-adrénergique, un dérèglement hormonal, une déficience nutritionnelle, une immunosuppression ou une activation du système immunitaire ont été incriminés comme facteurs déclenchant.

Du point de vue éléments déclenchant du CFS, il semble exister différents sous-groupes de patients. Au moins deux tiers des sujets atteints de CFS ainsi que les membres de la famille montrent des auto anticorps dirigés contre la sérotonine, gangliosides et phospholipides. D’autres auteurs ont constaté une association élevée entre atopie, allergie et CFS. Les sujets atteints de CFS présentent en effet les mêmes altérations immunologiques que les allergiques (TNFα et INFα élevé et Il-10 abaissé). Les exacerbations saisonnières de l’allergie sont accompagnées d’une élévation des taux circulants d’IFNα. De façon similaire, des aggravations des symptômes du CFS sont associées à une poussée d’IFNα et survenaient aux périodes d’exposition saisonnière aux allergènes. Cette association étroite entre CFS et atopie laisse présager que le CFS est engendré chez des sujets prédisposés par des réponses psychiques et neurovégétatives anormales à une expression désordonnée de cytokines pro inflammatoires et inflammatoires. Une hypersensibilité aux aliments serait également fréquente en cas de CFS. D’autre part une prévalence élevée de marqueurs sériques de la maladie cœliaque est observée chez les sujets atteints de CFS. Des déficiences en vitamines B, vitamine C, magnésium, sodium, zinc, L-tryptophane, L-carnitine et coenzyme Q10 et des acides gras essentiels sont régulièrement constatées en cas de CFS. Il s’agit plutôt d’un phénomène lié à la maladie et d’un stress oxydatif sous-cas de CFS. Il s’agit plutôt d’un phénomène lié à la maladie et d’un stress oxydatif sous-jacent que du résultat d’un régime alimentaire non adéquat. L’hypersensibilité alimentaire via la production de cytokines serait à l’origine du stress oxydatif avec formation de radicaux libres.

Que faire en médecine nutritionnelle?

Une mise au point diagnostique du CFS implique un dosage des IgG alimentaires, comme un pourcentage signifiant de cas seraient associés à une intolérance alimentaire. D’autre part l’hypersensibilité alimentaire peut engendrer ou amplifier des réactions auto-immunes, qui sont également fréquemment présentes chez les sujets atteints de CFS. Indépendamment du rôle étiologique des aliments, un régime alimentaire d’éviction serait également fort bénéfique pour atténuer la perturbation de la régulation du système immunitaire ainsi que la réaction inflammatoire et le stress oxydatif. Un diagnostic précoce est important afin de limiter les manifestations somatiques et d’augmenter les chances d’une guérison ou amélioration rapide.

  • Traitement du syndrome de l’intestin poreux et détoxication,
  • Régime d’exclusion alimentaire personnalisé grâce à un bilan sanguin (IgG alimentaires).

  • TESTEZ-VOUS

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