Traitement de l’hyperhidrose axillaire

L’hyperhydrose axillaire ou transpiration excessive des aisselles est une production accrue de sueur, pouvant être invalidante, concernant la région des aisselles.
Cette transpiration excessive des aisselles peut être primitive ou essentielle ( sans cause retrouvée ); ou secondaire à une maladie. L’hyperhidrose axillaire essentielle peut bénéficier d’un traitement par toxine botulique ( botox®, vistabel®, dysport®, azzalure® )

Déroulement du traitement d’une transpiration excessive des aisselles par toxine botulique:
Le traitement de l’hiperhydrose axillaire par toxine botulique est un traitement :

* Rapide
* Efficace
* Non douloureux

L’efficacité du traitement de la transpiration excessive des aisselles est connue depuis 1994, et confirmée par les études récentes.
L’effet commence dès le 2ème jour pour atteindre son apogée au 30ème jour.
La durée d’action varie en fonction du patient et de la dose de toxine injectée. Une étude récente a permis de montrer un diminution significative de la transpiration excessive des aisselles dans > 96% des cas pour une durée > 7 mois.*

* Naumann M., Lowe N.J., Kumar C.R. et al. Botulinum toxin type a is a safe and effective treatment for axillary hyperhidrosis over 16 months: a prospective study. Arch Dermatol 2003; 139: 731-6.

Le traitement de la transpiration excessive des aisselles peut également être combinée à une épilation laser définitive afin d’obtenir de meilleurs résultats.



Hyperhidrose

L’hyperhidrose idiopathique correspond à la production excessive de sueur, permanente et symétrique, des paumes, des plantes et des aisselles. Indépendante de la thermorégulation, elle est déclenchée et majorée par l’émotion, le stress, à la suite de la stimulation des fibres sympathiques cholinergiques post-ganglionnaires.

En raison de son importance, certains sujets subissent un véritable handicap dans la vie relationnelle (échange de poignées de mains impossible), de même que dans la vie professionnelle. Cette véritable infirmité interdit des professions comme électricien, secrétaire, violoniste…

Cette hyperhidrose « spontanée » post-émotionnelle ne doit pas être confondue avec les cas d’hyperhidrose secondaire à une pathologie générale (fièvre, thyrotoxicose, diabète sucré, phéochromocytome, syringomyélie, malade de Parkinson, dysautonomie familiale…) ou bien à une hypersudation locale post-traumatique (blessure de nerf, accident médullaire, syndrome de Lucie Frey, PEMS syndrome, pachydermopériostose…). Dans tous ces cas, un traitement étiologique est justifié. À l’inverse, la prise en charge de l’hyperhidrose idiopathique reste symptomatique

Traitements:

Déodorants anti transpirants: Les sels d’aluminium restent donc les produits de référence. Leurs effets antisudoraux sont reconnus. En présence d’eau, l’aluminium donne des hydroxydes avec acidification du milieu.

Injection de toxine botulique au niveau palmaire ou axillaire, qui s’avère être le plus efficace.
Traitements chirurgicaux: deux techniques bien connues sont en voie d’abandon : la chirurgie du canal carpien qui n’améliore l’hyperhidrose palmaire que de façon transitoire et la chirurgie du pannicule adipeux axillaire dont les résultats esthétiques étaient parfois peu encourageants et les mauvaises odeurs résiduelles paradoxales.



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