Maladie de Crohn

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique qui affecte principalement l’intestin grêle et le gros intestin, mais elle peut aussi toucher d’autres parties du système digestif.
Les personnes atteintes peuvent être affectées de manière très différente : certaines peuvent n’avoir que des symptômes légers même sans traitement, tandis que d’autres peuvent présenter des formes très graves de la maladie. Dans les cas légers, de petites érosions apparaissent dans la paroi intérieure de l’intestin.
Dans les cas plus sérieux, on peut observer des ulcères plus profonds et plus étendus, causant ainsi des plaies et une rigidité, et possiblement un rétrécissement de l’intestin ou une obstruction. Les ulcères profonds peuvent perforer la paroi de l’intestin, ce qui peut mener à une infection.
Les symptômes les plus fréquents de la maladie de Crohn comprennent les douleurs abdominales, la diarrhée, les vomissements, la fièvre et la perte de poids.
Les médicaments les plus couramment utilisés dans le traitement de la maladie de Crohn sont les anti-inflammatoires, tels que les préparations de salicylate (liées à l’acide acétylsalicylique) et les corticostéroïdes. Dans les cas plus sérieux, on a recours aux immunosuppresseurs ou même à la chirurgie.

La venue d’une médecine nutritionnelle de pointe offre de nouvelles possibilités dans le traitement de cette maladie. En effet, un lien très étroit lie la maladie de Crohn avec le syndrome de l’intestin poreux (Leaky gut syndrom) mais les chercheurs ne savent pas encore lequel de deux survient en premier.
Le traitement de l’intestin poreux montre dans certaines études une amélioration franche des symptômes de la maladie de Crohn: diminution des douleurs et des diarrhées.

C’est pourquoi il serait judicieux, chez un patient atteint d’un Crohn, de bilanter son Leaky Gut syndrom (Test au Lactulose – Mannitol/ recherche de candidose/ Bilan des intolérances alimentaires…) et de le supplémenter en fonction des résultats (Probiotiques notamment).

Exemples de quelques patients ayant fait un régime d’exclusion:

La stagiaire S.P. (1985) fut atteint d’une maladie de Crohn en 2001. D’autres pathologies avec manifestations intestinales, telles que la maladie coeliaque furent exclues. Une légère amélioration fut observée avec une thérapie immunosuppressive modérée consistant en 40mg de prednisone/ jour. Le test d’intolérance alimentaire montrait des réactions intenses contre tous les aliments à base de gluten. Une amélioration spontanée se présenta après l’élimination de ces produits et le remplacement par du pain à base de maïs et de galettes de riz. Le dosage de la prednisone fut par conséquent réduit et la fréquence des selles se normalisa à 2/ jour avec émission de selles consistantes.

La femme au foyer I.S. (1964) souffrait d’une maladie de Crohn depuis 14 ans. Elle avait subi 4 interventions chirurgicales pour fistulisation. Un traitement immunosuppresseur fut instauré après une nouvelle poussée en septembre 2001. Par la suite, la symptomatologie fut d’intensité variable. La patiente reprenait enfin du poids après mise en oeuvre d’un régime basé sur les résulats du test d’intolérance alimentaire. Jusqu’à ce jour, elle ne présente plus de diarrhées ni de troubles digestifs.



Psoriasis

Le psoriasis est une maladie bénigne et non contagieuse, d’évolution chronique (la maladie évolue avec des poussées et des rémissions, le plus souvent durant l’été car le soleil tend à blanchir le psoriasis), caractérisée au niveau cutané par une prolifération accrue des cellules de l’épiderme (couche superficielle de la peau), les kératinocytes : on peut comparer le psoriasis à un renouvellement trop rapide de la peau.

Les causes précises du psoriasis sont encore inconnues mais il survient sur un terrain génétique prédéterminé, il est donc fréquent d’observer plusieurs cas de psoriasis dans une même famille.

Il existe beaucoup de formes de psoriasis ; la plus fréquente est probablement le psoriasis  » vulgaire « , généralement marqué par des plaques rouges avec des squames blanches à contours bien limités, touchant les coudes, les genoux, le nombril, le haut des fesses…

Mais le psoriasis peut aussi toucher les plis (psoriasis « inversé ») tels que le pli interfessier, les plis inguinaux, les plis sous mammaires…, le cuir chevelu (le plus souvent sur la nuque, le pourtour des oreilles, et pouvant y former de véritables carapaces crouteuses appelées « pseudo teigne amantiacée »), le visage (sur le pourtour du nez notamment) et les oreilles (psoriasis séborrhéique), les paumes et des plantes (kératodermie palmoplantaire psoriasique) formant généralement des plaques rouges bien limitées recouvertes de squames, débordant souvent sur les poignets et les chevilles, mais pouvant former une carapace crouteuse et de larges crevasses au niveau des talons notamment, voire des fissures du bout des doigts (pulpite fissuraire) ou encore des pustules…

Il peut aussi toucher les ongles, donnant divers aspecte (ongles en dés à coudre, décollement de la partie distale des ongles… Cette liste n’est pas exhaustive.Le psoriasis des ongles est très fréquent

Le psoriasis peut aussi provoquer une éruption pustuleuse sur le corps ou toucher les articulations, notamment des mains, des pieds et du bas du dos (« rhumatisme psoriasique »).

On considère donc de plus en plus le psoriasis comme une véritable maladie qui n’est pas seulement cantonnée à des manifestations sur la peau.

Là encore, en médecine morphologique et anti age, une prise en charge nutritionnelle personnalisée au patient peut aider à améliorer considérablement les symptômes du psoriasis:

  • Bilan des intolérances alimentaires,
  • Étude de l’hygiène de vie du patient,
  • Bilan sanguin des acides gras érythrocytaires (avez vous des carences en certains acides gras essentiels?).

Voici quelques cas cliniques (patients ayant suivi un régime d’exclusion personnalisée alimentaire):

L’entrepreneur G.S. (1936) fut atteint en 1995 d’une arthropathie psoriasique qui se manifestait essentiellement aux mains et aux pieds. Sa mobilité fut progressivement réduite, des douleurs permanentes l’obligeant à utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens à fortes doses (diclofénac 2×100 mg/ jour). Le travail dans le froid provoquait une accentuation presque insoutenable de ses symptômes. La prise d’antalgiques fut réduite déjà après la première semaine du régime alimentaire d’élimination. Après 3 semaines, le patient était sans complainte et le gonflement articulaire avait disparu, la rémission est sable jusqu’à ce jour.

L’ouvrier qualifié H.S. (1944) souffrait depuis l’âge de 17 ans d’un psoriasis. La maladie évolua pendant plus de 40 ans sous une forme sévère, caractérisée par les lésions cutanées typiques et un prurit rebelle et insoutenable. Presque toutes les approches thérapeutiques furent essayées, mais sans résultats notoires. Le succès obtenu par le régime d’exclusion personnalisé est décrit par la patient avec ses propres mots: « J’étais plus que sceptique, cependant après la première semaine, je n’éprouvais plus que très peu de démangeaisons, après la deuxième semaine, elles avaient complètement disparues. Les manifestations cutanées et surtout l’érythème commençaient à régresser dès la troisième semaine. Durant la quatrième semaine, ma femme constata qu’elle n’avait plus besoin d’aspirer les squames de peaux qu’elle avait l’habitude d’aspirer tous les matins depuis 31 ans. Même une photo-balnéothérapie très intense n’aurait pas apporté les mêmes effets pendant un laps de temps aussi court. »



Colopathie fonctionnelle

En médecine, le côlon irritable (appelé également troubles fonctionnels intestinaux) est un groupe d’états du côlon et, dans certains cas, de l’intestin grêle. C’est une affection extrêmement fréquente.

Des critères diagnostiques ont été développés : douleurs abdominales récidivantes au moins trois jours par mois pendant au moins les trois derniers mois, ces douleurs étant soulagées par la défécation et s’accompagnant d’une modification du rythme des selles et de leur consistance (constipation ou diarrhée).

De nombreux autres symptômes peuvent accompagner les signes digestifs: maux de tête, fatigue, irritabilité, symptômes urinaires ou règles difficiles, dépression…

L’examen clinique est sensiblement normal mais se doit de rechercher une cause autre aux douleurs décrites.

Avant de porter le diagnostic de colopathie fonctionnelle, votre gastroentérologue entreprendra une série d’examens: fibroscopie, coloscopie, analyse des selles (copro, parasitologie des selles).

Généralement votre médecin vous dira que les causes précises restent inconnues même si le stress, en particulier dans l’enfance, pourrait jouer un rôle.

Des examens plus poussés, encore peu connus des spécialistes, peuvent être réalisés afin de dépister au mieux la cause du syndrome de côlon irritable:

  • Recherche de candidose digestive
  • Recherche de métabolites organiques urinaires
  • Test au Lactulose – mannitol (syndrome de l’intestin poreux= « Leaky gut »?)
  • Bilan des intolérances alimentaires.

Des traitements plus adaptés existent:

Pré et Probiotiques spécifiques

L Glutamine

Régime personnalisé d’exclusion…

Voici quelques cas cliniques (régime personnalisé introduit chez ces patients):

L’étudiante C.S (1986) souffrait depuis de nombreux mois de crampes abdominales d’intensité croissante. Le bilan médical complet avec coloscopie et laparoscopie était sans particularité. La conclusion était que les troubles de la patiente étaient d’ordre psychosomatique, ce qui fut vivement contesté par la patiente et sa mère. Une régression complète et durable des symptômes fut observée dès la première semaine après l’instauration d’un régime alimentaire d’après les résultats d’un test d’intolérance alimentaire.

Diagnostic insuffisant: le diagnostic d’une intolérance au lactose fut posé en vue du tableau clinique présenté par une femme I.S. (1975): l’éviction de tous les produits laitiers y compris des aliments qui ne contenaient que de faibles concentrations en produits lactés n’apportait aucune amélioration des symptômes ainsi que des diarrhées. Le test des intolérances alimentaires montrait en majeure partie une intolérance aux protéines des oeufs et du lait. Ce n’est qu’après l’élimination des oeufs (et des produits laitiers) qu’une amélioration nette voire une régression des symptômes prit place.

L’étudiante C.N. (1982) souffrait depuis de nombreuses années de diarrhées récidivantes et de coliques abdominales. Une amélioration ne fut pas observée malgré un diagnostic intensif et de nombreux essais thérapeutiques. La patiente fut sans plainte après une semaine de régime alimentaire d’exclusion. La rémission est stable jusqu’à ce jour.



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